Lettre ouverte à François H…

Je profite de cet espace de communication pour envoyer ce message solennel à François H.

Nous ne donnerons pas ton nom par égard pour ta famille, car nous ne souhaitons pas que la honte s’abatte sur elle.

François, François, ou dois-je dire Président, Président, ou encore ami, ami, mais qu’as tu fait ?

Nous, tes amis, qui avions une confiance absolue en tes valeurs, tu les as trahis en trompant aussi sournoisement Valy, notre amie, notre championne et rédactrice en chef de notre blog.

Tu as fait le pire délit qui puisse exister dans un groupe comme la nôtre, mais nous ne pouvons pas te blâmer, car elle est si belle et si attractive qu’il nous aurait fallu à nous aussi beaucoup de courage pour ne pas essayer de la posséder.

Ô ! François, François, si tu savais tout le mal que tu nous fais !

Ô ! François si je pouvais dans tes bras nus me retrouver.

C’est cette rengaine que nous ressasse toute la journée, Valy, notre championne.
Comment as-tu pu faire une chose pareille, non seulement tu nous as trompés, mais tu lui as surtout volé sa dignité et l’espoir de toute sa vie.

Quand tu es parti sur ton scoot, avec ton casque ridicule que tu affectionnes tant, elle ne pensait pas que l’amour qu’elle te porte en secret serait ainsi bafoué. Elle t’a donné son cœur, sa vie, ses espoirs et toi tu es parti vers d’autres conquêtes.
O cruel souvenir de ta gloire passée œuvre de tant de jours pour un coup effacée !

Notre ami Jean-François C. disait même en parlant de toi : « Ce haut rang n’admet point un homme sans honneur ! ».
Le poste de responsabilités que tu tenais au sein de notre groupe ne souffre pas la perte de confiance, être président nécessite un total investissement personnel, la vie privée ne doit plus être prioritaire et ne jamais entacher cette noble fonction, tu devais te consacrer entièrement à ta tâche. En toi nous avions confiance, tous ces espoirs que tu nous avais donnés en nous promettant la mise en place les nouveaux « update kit », les nouvelles versions, de nouvelles fonctionnalités… mais rien de tout cela, tu es parti sans nous remercier des efforts que nous avons faits pour te permettre de te hisser à ce poste si convoité. Souviens-toi de ton adversaire N.S. qui aujourd’hui ne cherche qu’a prendre ta place. Par cette stupidité, tu lui tends le bâton pour te faire battre. Mais le plus choquant est ton attitude à l’égard de Valy, elle qui t’a porté pendant toute ta campagne, t’a bichonné, t’a assisté au cours des meetings souvent rasoir, t’a présenté les plus grands…

Même si tu revenais
Je crois bien que rien n’y ferait
Notre amitié est morte à jamais
Nous souffririons trop si tu revenais

On peut tromper mille fois mille personnes, non, on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes. Non, on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois une personne. Non…  (Emile dans la cité de la peur)

Mais cessons cet humour déplacé et reprenons le cours de notre message. Après ce coup en traitre, des questions se posent : si tu es si indifférent à tes amis proches, pourquoi ne nous tromperais-tu pas nous aussi ? Est-ce que tes belles paroles n’étaient qu’un prétexte pour mieux nous endormir ? T’es-tu servi de nous pour accéder à ton rêve ? Qui nous dit que demain tu ne vas pas passer à la concurrence ?

Tes beaux discours auraient pu séduire la France entière, qu’as-tu fait de tes convictions…

À cause de ton infamie, nous avons envisagé l’hospitalisation de Valy tant sa douleur était grande.

Non François ! Nous ne te pardonnerons jamais, nous allons te harceler jusqu’à ce que tu rendes ce que tu as volé à Valy.

Cette Valy qui te supplie, t’implore, et hurle :

« Rend moi ma PlayStation, mon bijou, ma vie, sans elle je ne suis rien, j’erre dans l’inconnu, sans but ni espoir, les compets son finies pour moi si je m’y présente sans mon amour, sans ma vie, sans mon cœur, sans mon esprit, elle est moi, je suis elle, comprenez-moi, je suis Playstation-Girl ».

Pourquoi ce sombre jour es-tu parti, emportant le seul bien de notre amie, qui pour te plaire te l’avait prêtée, avec la version très upgradée, faisant une console merveilleuse, ce qui la rendait vraiment heureuse, avec les  jeux  les plus sensationnels, tous ces scores de rêve presque irréels, fonctionnalités sophistiquées, dextérité très améliorée, et tout, et tout… J’en bave de jalousie…

Notre club s’en remettra, les adhérents se feront une raison, ils n’auront pas les avantages que tu avais promis, les consoles resteront au même niveau qu’avant ton arrivée, mais les compétitions reprendront et Valy sera encore notre championne.

Si tu lis cet appel du 18 Janvier, soit sympa, laisse un message et rends lui sa vie…

Le Club des Playsation’friends Réunis

Les infos ça rend malade…

Les infos

Il est 11h55 et je rentre à la maison après un cours bien arrosé, la prof n’étant pas là, nous avons fait le cours sur les marches d’un immeuble après avoir acheté quelques bières à Inter.

Pour récupérer de cette matinée trop chargée, je me suis allongé ou plutôt avachi dans le canapé du salon où jai regardé ou vu la télé (je ne sais plus). C’était les infos qui tournaient en boucle sur toutes les chaînes, TF1, A2, BFM, LCI, TV5, Itele… et sur toutes, on pouvait s’instruire en voyant , Schumacher avec son casque et sa caméra, Dieudonné M’bala M’bala avec ses quenelles, Sharon avec ses 6 ans de vacances, Valls avec son sourire triomphant, Hollande avec son casque, son scoot et sa comédienne,  Paul Bocuse avec ses douleurs dorsales, le corps d’un jeune retrouvé, la ministre Taubira qui veut repenser (???), un veilleur de nuit avec ses coups de couteaux, le conseil d’état avec sa décision, le pouvoir d’achat avec sa baisse, la cigarette avec son augmentation, le pape et ses bénédictions, Centrafrique et ses taquineries entre nord et sud avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et les soldats français pour animer la fête, les attentats suicides en Libye, en Irak…, la guerre en Syrie avec ses morts, Israël avec ses colonies, la LICRA avec sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme en France, Arno Klarsfeld et ses félicitations, les députés de droite et de gauche qui disent…

Après quelques minutes de ce déballage, malheureusement récurent, je me suis fortement intéressé à je ne sais plus quoi et c’est à ce moment précis que les images des infos se sont accélérées. La télé devenait incompréhensible et inextricable, ce qui a priori ne changeait rien au déroulement habituelle de ce média, mais là, nous entrions dans la Xème dimension.

Le flou et les incohérences avaient envahi mon espace, j’étais pris au piège, je ne contrôlais plus rien, l’info-mania m’avait absorbé, conditionné, peut-être même rendu bête, il y avait Schumacher qui descendait une piste de rochers avec des quenelles dans une main et sa caméra dans l’autre, Valls qui, en serrant des mains, arrêtait le spectacle de Hollande, qui lui même attaquait les rebelles de Centrafrique, Baucuse qui criait à Sharon « comment ça, mes Quenelle ne sont pas casher ! », Caliméro Klarsfeld qui se lamentais et répétait « pourquoi c’est toujours nous ? », Dieudonné qui présentait le corps d’un jeune à madame Taubira en montrant le ciel de son bras droite et en criant « Une victoire pour les principes républicains », Clara Morgan avec ses seins nus qui faisait du cheval sur un homme, le pape qui fumait des cigarette en brandissant un couteau ensanglanté, Valls qui espérait une réponse du conseil des tas de morts jonchant les rues de Quimperlé inondé par la LICRA qui allait en colonies de vacances avec les députés de droites et de gauche, Klarsfeld qui demandait à Clara Morgan « tu la veux, tu la veux ma quenelle ? »… puis tout est devenu encore plus incompréhensible, Schumacher, Valls, Baucuse, les Quenelles, Clara Morgan, Hollande, Dieudonné, la LICRA, Taubira, le pape, Klarsfeld, les députés, Gayet, l’antisémitisme, la Syrie, le Racisme… tout tournait, tournait, tournait de plus en plus vite jusqu’à ce que la voix douce et mélodieuse de ma mère qui venait de rentrer du travaille se fit entendre.

« C’est quoi s’bordel ? » dit-elle avec sensualité, « tu dors encore à midi ! c’est pas nouveau, mais moi ça m’gonfle, tu va éteindre cette télé et filer dans ta chambre réviser tes cours »… »Mais pourquoi ça zappe comme ça ?… Quecequ’il il est con ce môme, il est vautré sur la télécommande »… « c’est quoi ce film avec la nana à poil ? ». « Ho ! maman, calme toi » lançais-je avec difficulté car ma bouche refusait d’exécuter mes ordres, une accumulation pâteuse s’étant malencontreusement accumulée dans tout l’orifice , « Me calmer, t’as qu’ça à dire, c’est moi qui fait tout ici ! et explique moi, c’est quoi c’film porno ? » « J’sais pas moi ! » « Tu sais pas, tu sais pas, c’est pas moi qui l’ai mis ! » « Moi non plus » « C’est le pape peut-être »  » Ho non ! pas encore lui » « Alors, j’attends ! » et à ce moment je vois le lecteur de DVD en marche, j’éjecte et récupère un DVD Microsoft Office et reconnait l’écriture de mon père…  » J’ai la preuve que c’est pas moi !!!!!! »…  Un seul regard au DVD et la tempête se calme, ma mère reste pensive et se glisse dans la cuisine…

Le calme revenu j’éteins la télé, me lève avec peine, titube jusqu’aux WC et vomis.

Maintenant j’en suis convaincu, trop d’infos ça rend malade !